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Prix SOCRATE 2026, octroyé à Nathalie WAUTHOZ, Professeure en Faculté de Pharmacie

Publié le 12 juin 2026 Mis à jour le 12 juin 2026

Chaque année, le Prix Socrate distingue des enseignantes et enseignants pour la qualité de leur pédagogie. Mais au-delà de la reconnaissance exprimée par les étudiant·es, ces distinctions révèlent aussi une évolution profonde de l’enseignement universitaire : aujourd’hui, ce qui marque durablement les parcours n’est plus seulement la qualité des contenus transmis, mais la manière dont les étudiant·es sont accompagnés pour se les approprier.

Un prix qui vient du terrain

Le Prix Socrate de pédagogie de l’ULB repose sur un principe simple : ce sont les étudiant·es qui proposent, argumentent et construisent les dossiers. Ce regard, ancré dans l’expérience quotidienne, met en lumière des pratiques souvent peu visibles à l’échelle institutionnelle. Il ne consacre pas une méthode unique, mais des démarches qui, malgré leurs différences, convergent vers un même objectif : rendre l’apprentissage actif, exigeant et durable.

C’est dans cette perspective que Nathalie Wauthoz fut récompensée cette année 2026.

Nathalie Wauthoz : structurer pour faire apprendre

En Faculté de Pharmacie, Nathalie Wauthoz développe une approche qui repose sur une autre question : dans quelles conditions un étudiant peut-il réellement s’approprier un savoir ?

Sa réponse tient en une conviction forte : un apprentissage exigeant nécessite un cadre lisible. Objectifs explicités, évaluations transparentes, progression structurée : la clarté n’est pas un complément, elle est une condition. Mais ce cadre ne vise pas la simplification ; il vise l’appropriation.

Concrètement, cela se traduit par des dispositifs hybrides : les contenus théoriques sont accessibles sous forme de capsules vidéo, complétées par des quiz interactifs.
 

Ces quiz permettent aux étudiant·es de :

  • se situer dans leur compréhension,

  • identifier leurs difficultés,

  • progresser étape par étape.
Les séances en présentiel ne répètent pas le cours. Elles s’appuient sur ces retours pour cibler les zones de difficulté, approfondir, dialoguer. Le cours devient alors un parcours. Il ne s’agit plus de suivre un contenu, mais de construire progressivement sa montée en compétence. Parallèlement, son engagement dans des dispositifs comme la Semaine d’accueil des nouveaux étudiants (SANE) prolonge cette logique. Tests diagnostiques, ateliers méthodologiques, accompagnement personnalisé : tout vise à permettre aux étudiant·es de comprendre les attentes de l’université et d’y trouver leur place.

Dans cette perspective, l’apprentissage dépasse le cadre strict des contenus disciplinaires en intégrant d’autres dimensions essentielles : l’autonomie, l’organisation, le travail en groupe, ou encore la gestion du stress.

Il ne s’agit plus seulement de transmettre un savoir. Il s’agit de le rendre mobilisable, questionnable, utilisable. Les étudiant·es ne sont plus face à un contenu à assimiler, mais engagés dans un processus où ils doivent s’impliquer, raisonner, tester, et ajuster leur compréhension.